Kamal Joumblatt, le témoin et le martyr

 Informations pratiques

Quand:  Vendredi 13 mai 2016, 18h30
Où:  Auditorium, niveau -2
Combien:  Accès libre dans la limite des places disponibles
Projection du film de Hady Zaccak, commenté et présenté par Walid Joumblatt. La rencontre sera animée par l’écrivain et journaliste Jean Pierre Perrin, grand témoin de l’histoire du Proche-Orient contemporain.

 
Kamal Joumblatt
 
Le destin des Joumblatt se confond depuis plusieurs siècles  avec celui des Druzes, du Liban, et du Proche-Orient. Né à Moukhtara, dans le Chouf, Kamel Joumblatt a 4 ans lorsque son père est assassiné . Sa mère, Nazira, assumera un rôle politique national durant plus d’un quart de siècle. En 1948, il épouse May Arslan, la fille de l’émir Chakib Arslan. Leur fils unique, Walid, naît le 7 août 1949.
 
Après des études en France et au Liban, Kamal Joumblatt s’engage en 1943 et, une fois élu député du Mont-Liban, il prend la tête de l’opposition au pouvoir. Le 16 décembre 1946, il est nommé ministre de l’Economie Nationale, ministre de l’Agriculture et ministre des Affaires Sociales. En 1947, il démissionne du gouvernement pour protester contre les fraudes électorales et fonde  le Front de l’Union Nationale. Dans les années 1948-1949, il mène  campagne contre la corruption et exige la destitution du président de la République. Sa  lutte pour les libertés politiques et la liberté de la presse l’amène aussi bien à prendre la défense des communistes libanais emprisonnés que celle d’Antoun Saadé, secrétaire général du Parti syrien national-social.
 
En 1949 Kamal Joumblatt fonde le Parti socialiste progressiste. En avril 1951, il unifie l’opposition en un Front socialiste et se rend à New Delhi où il rencontre ses maîtres spirituels hindous. En mai 1951, il tient  à Beyrouth, le premier congrès des Partis socialistes arabes. En août 1952, il appelle avec le Front socialiste à la démission du président de la République, Béchara el-Khoury. Camille Chamoun, membre du Front, succède à ce dernier à la présidence de la République.
 
Kamal Joumblatt, qui perd les élections législatives de 1957 à la suite de fraudes électorales orchestrées par le pouvoir, prend la tête du soulèvement populaire des années 1957-1958 contre les orientations pro-occidentales du régime Chamoun. En septembre 1958, il soutient la candidature du général Fouad Chéhab à la présidence de la République et fonde deux ans plus tard le Front de lutte nationale.
 
Entre 1960 et 1970, il occupe de nombreuses fonctions ministérielles. À la tête des forces et partis progressistes, il soutient l’Egypte, la Syrie et la Jordanie dans la guerre des Six Jours de juin 1967.
 
Kamal Joumblatt est encore élu député à deux reprises en 1968 et 1972, lors des dernières élections législatives tenues au Liban avant la guerre civile, qui éclate en 1975. Il est élu à l’unanimité, en 1973, secrétaire général du Front arabe de soutien à la résistance palestinienne et préside la même année le Comité arabe  chargé de poursuivre l’œuvre de Gamal Abdel Nasser. A partir du mois d’août 1975 et jusqu’à sa mort, il préside le Mouvement national libanais, qui soutient un programme de réformes politiques prônant la laïcité et une véritable démocratie sociale. En 1976, il condamne l’intervention militaire syrienne au Liban et déclare à Hafez El Assad qu’il refuse « l’incarcération du Liban dans la grande prison arabe ». Son assassinat, le 16 mars 1977, porte un coup considérable au Mouvement national.
 
Le Parti Socialiste Progressiste qu’il avait fondé il y a plus de soixante ans est membre de l’Internationale Socialiste. Il demeure une force politique importante sur la scène libanaise et arabe. Kamal Joumblatt a laissé une œuvre écrite importante et variée, notamment en politique, philosophie et littérature.
 
 
 
Walid Joumblatt
 
Walid Joumblatt, une des figures les plus emblématiques de la scène politique libanaise est le président du Parti Socialiste Progressiste et chef du Rassemblement Démocratique, un bloc parlementaire multiconfessionnel  de 11 députés.
 
Né en 1949, il est confronté dès 1977 à l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine du Liban. Après l’assassinat de son père Kamal, la guerre civile, l’invasion israélienne, l’intervention syrienne font de lui d’abord un chef de guerre. Suite à l’accord de Taef, il est un des champions du rétablissement de la paix civile.
 
Avec le patriarche maronite Sfeir, il scelle en 2002 la réconciliation avec les  druzes de  la Montagne puis conduit en 2005 la révolution du Cèdre, véritable « printemps » de Beyrouth qui mène au retrait des forces syriennes. Il prône depuis  une politique de réconciliation nationale. Il échappera durant sa carrière politique à plusieurs tentatives d’assassinat.
 
Walid Joumblatt a été vice-président de l’Internationale Socialiste.
 
الغاء الطائفية السياسية التي هي السبب الجوهري في تأخر البلاد.      اعتبار الرشوة في الانتخابات جناية والتشدد في معاقبة مرتكبيها.       اخضاع النائب لمراقبة ديوان المحاسبة بالنسبة لموارده ومصاريفه، ولمحكمة الاثراء غير المشروع لتأكيد صفة النزاهة      عدم الجمع بين الوزارة والنيابة ، واسقاط النيابة عن كل من يتولى الوزارة.      وضع قانون يحدد سن تقاعد النواب عند الرابعة والستين لتمكين الجيل الجديد من الدخول والتمثل ، دورياً في المجلس النيابي.   
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